08 septembre 2009
Grossesse : risques, tests, symptômes
post très bien fait trouvé --> ici <--
1) Les rapports à risques, la date d’ovulation.
Certains rapports, mêmes incomplets, peuvent suffire à mettre un bébé en route. Le risque est bien sûr moins élevé que pour un rapport vaginal non protégé et complet, mais il existe.
a)Un peu de physiologie :
>
Pour qu’il y ait fécondation, il faut qu’un spermatozoïde et un ovule
se rencontrent. La rencontre a lieu dans l’utérus de la femme, plus
précisément dans la trompe de Fallope. La chemin est long et périlleux,
et plus il y a de spermatozoïdes, plus il y a de chances que l’un deux
réussisse à atteindre la trompe. Mais quelques spermatozoïdes peuvent suffire.
Les
spermatozoïdes sont présents dans le liquide d’éjaculation, mais il
peut aussi y en avoir quelques uns dans le liquide séminal, qui est le
liquide sécrété en début de rapport, sous l’influence de l’excitation.
> L’ovulation a lieu théoriquement quatorze jours avant
la date des prochaines règles. C'est-à-dire 14 jours après le premier
jour des dernières règles si le cycle est de 28 jours, 16 jours après
si le cycle est de 30 jours etc.
Mais cette date est toute théorique, et l’ovulation peut parfois survenir à un autre moment. (lire http://www.e-sante.fr/magazine/article.asp?idArticle=711&idRubrique=32)
Cette
imprécision est encore plus forte quand les règles ne sont pas
parfaitement régulières, ce qui est le cas pour la majorité des femmes.
>
Certaines femmes présentent quelques symptômes lors de l'ovulation :
des petits tiraillements dans le ventre, quelques saignements minimes,
des changements d'aspect de la glaire vaginale, etc. Impossible de
tirer une information valable de ces symptômes, qui sont variables et
absolument non spécifiques.
Les courbes de température ne sont pas non plus un moyen fiable pour repérer l’ovulation.
Conclusion : on ne peut jamais vraiment savoir avec certitude quand on a ovulé.
Principales discussions sur les courbes de température :
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2824.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/1347.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/3976.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2695.html
> La durée de vie des gamètes : les spermatozoïdes survivent dans le corps de la femme 3 à 5 jours, l’ovocyte 12 à 48 heures. Une fécondation est donc possible si un rapport a lieu avant l'ovulation, les spermatozoïdes attendant gentiment dans la trompe l'arrivée de l'ovule.
b) De tout ça, on déduit que :
> on peut tomber enceinte avec un rapport à n’importe quel moment du cycle.
Plus
on se rapproche de la date théorique de l’ovulation, plus le risque est
grand, mais le risque existe quand même pour n’importe quel jour, même
pendant les règles. Les méthodes de contraceptions type méthode Ogino
(éviter les rapports autour de la date présumée d’ovulation) ou basées
sur l’étude de la glaire (censée changer d’aspect en période
d’ovulation) ne sont pas fiables du tout.
> on peut tomber enceinte même si le partenaire se retire avant d’éjaculer.
La méthode du retrait n’est pas non plus un bon moyen de contraception
Lire : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2816.html
>
si on a oublié sa pilule, (et que l’oubli est assez long pour annuler
l’effet contraceptif) un rapport non protégé peut être fécondant, qu'il
ait lieu avant ou après l'oubli.
Pour la prise de la pilule en général et les oublis de pilules, lire: http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/1789
-les jeux sexuels sans pénétration : encore une fois, le risque est (vraiment très) faible, mais il existe si la vulve et l’entrée du vagin sont en contact direct avec du sperme.
-les jeux sexuels sans pénétration et sans éjaculation: D'accord, on a dit que quelques spermatozoïdes pouvaient être présents dans le liquide séminal. D'accord, on a dit qu'il y avait un tout petit risque si la vulve était en contact avec du sperme. Mais quand même, il arrive un moment où le risque devient nul. Pas d'éjaculation + pas de pénétration = pas de grossesse.
-Les accidents de préservatifs : il a craqué, il est resté dans le vagin quand mon partenaire s’est retiré, il a glissé pendant le rapport, découvrant la base du pénis... : le risque existe
Les rapports non à risques :
-les rapports protégés par un préservatif bien mis
-les rapports sous pilule, correctement prise
-la sodomie, la fellation
Principales discussions à ce sujet : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/1389.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/1932.html
Lire aussi : http://www.tatoufaux.com/article.php3?id_article=107
2) Au secours, mes règles sont en retard
Un
peu de physiologie : il en est de même pour la date d’ovulation et pour
les règles : il faut arrêter de penser que la femme est une horloge
réglée à la minute près.
Des retards de règles de quelques jours sont possibles et fréquents même si l’on n’est pas enceinte. Les contrariétés et le stress peuvent par exemple suffire à retarder vos règles.
Autre exemple : les règles sont souvent irrégulières après l'arrêt de
la pilule, et mettent quelques cycles pour se régulariser.
Autre chose : contrairement à une idée répandue, les règles et l'ovulation ne vont pas toujours de paire. On peut ovuler sans avoir ses règles, on peut avoir ses règles sans ovuler.
De tout ça, on déduit que : un retard de règles après un rapport protégé ne doit pas inquiéter inutilement. Ce n’est pas parce qu’on a quelques jours de retard qu’on est enceinte.
Si vos règles ne reviennent pas et
que vous êtes sure de ne pas être enceinte (on parle alors
d’aménorrhée, c'est-à-dire d’absence de règles), il faut consulter un
médecin pour savoir ce qui se passe.
Cette consultation n'est
cependant pas urgente, et vous pouvez attendre sans problème deux ou
trois cycles avant de consulter : vos règles reviendront même sans
doute d'ici là.
Principales discussions à ce sujet :
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/1371.html
Lire aussi :
http://www.tatoufaux.com/article.php3?id_article=45
3) Les symptômes de grossesse
Même
si certains sont fréquents, ils varient énormément d’une femme à
l’autre, et ne sont en aucun cas spécifiques de grossesse. Certaines
femmes n’ont aucun signe, d’autres savent avec quasi-certitude quand
elles sont enceintes.
On ne peut se fier à aucun signe pour
savoir s’il l’on est enceinte ou non, la seule manière d’être fixée est
de faire un test de grossesse.
Les plus fréquemment retrouvés sont :
- bien sûr, une disparition des règles
- une sensation de gonflement des seins
-des nausées
- avoir envie de faire pipi tout le temps
-
une sensation vague de malaise ou d’étourdissement, une fatigue, une
envie de dormir dans la journée, une légère prise de poids, des
changements d'humeur inexplicables, des tiraillements dans la partie
basse du ventre, des changements dans la façon de percevoir les odeurs
etc...
Comme vous le voyez, ces signes sont très peu spécifiques. Ils peuvent arriver à n’importe qui sans raison, et sont parfois même provoqués par la seule crainte (ou désir) d’être enceinte.
Si vous avez tous les signes de grossesse imaginables et que votre test est négatif, vous n’êtes pas enceinte.
Principale discussion à ce sujet : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/886.html
4) Les « règles anniversaires » et les règles sous pilule
Un peu de physiologie :
Lorsque la fécondation a eu lieu, l'oeuf se met en route vers l'utérus et commence à s'y implanter, en "creusant" sa paroi.
Cela
entraîne la formation d'un petit caillot qui colmate la brèche creusée
par l'oeuf dans la muqueuse de l'utérus. Quand l'implantation est
complète, ce caillot se détache, entraînant parfois une petite
hémorragie que la femme prend pour ses règles, d'autant que cela arrive
à peu près à la date supposée des règles.
Ces saignements, souvent, ne ressemblent pas à des règles habituelles : ils sont plus brefs, moins abondants. Mais ils peuvent parfois donner le change et faire croire à des règles.
Si on tombe enceinte sous pilule, la plupart du temps, la grossesse empêche le saignement, et il y a un retard de règles.
Mais parfois, des saignements peuvent être déclenchés par la pilule, « masquant » ainsi le début de grossesse.
Encore une fois, il n'y a que le test de grossesse qui permettra de trancher si la situation est douteuse.
Principale discussion : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/3761.html
5) Quand et comment faire un test
Vous
l’avez vu, les situations de doute sont fréquentes. (Le nombre de
questions à ce sujet sur le forum en est d’ailleurs un bon témoin)
Au moindre doute, la seule solution pour être fixée est donc de faire un test de grossesse.
Les tests de grossesse les plus accessibles sont les tests urinaires vendus en pharmacie.
Ils sont aussi fiables pour détecter une grossesse que les tests par prise de sang.
Ils
sont fiables environ 10 jours après la fécondation, souvent même avant,
et ils sont fiables à 100% si ils sont utilisés correctement.
En pratique, on conseille de les faire dès le premier jour de retard de règles (s'il n'y a pas de contraception hormonale), à n’importe quel moment de la journée.
En cas d’hésitation (cycles irréguliers, premier test négatif mais peur d’être enceinte quand même....) l’attitude logique à avoir est de faire un deuxième test, quinze jours après le premier.
Vous pouvez ainsi être certaine que le délai est suffisant pour que le test soit fiable.
Aucune maladie, aucun médicament courant ne peut fausser un test de grossesse. Les seuls médicaments pouvant fausser un test sont les médicaments contre la stérilité, qui contiennent la même hormone que celle détectée par le test (béta-HCG)
Autre point : les tests de grossesse ne font pas de différence entre les grossesses "normales" et les grossesses compliquées : le test est positif aussi pour les grossesses extra-utérines ou pour les grossesses arrêtées, par exemple.
Principales discussions et liens :
http://www.clearblue.info/fr/PTJesouhaite.cfm
http://www.clearblue.info/fr/Affectermonresultatfrontpage.cfm
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/5955.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2007.html
Mais alors, à quoi servent les tests sanguins ?
On
peut également détecter la présence de béta-HCG dans le sang. Les
médecins prescrivent ce test sanguin, mais vous pouvez aussi le faire
réaliser sans ordonnance, en vous rendant dans un laboratoire.
La différence principale avec le test urinaire est qu'il permet de doser les béta-HCG, c'est à dire de donner un résultat chiffré, au lieu du "oui ou non" des tests urinaires.
La
grossesse est confirmée si le dosage des béta-HCG est "positif", c'est
à dire si il dépasse un certain seuil, qui dépend du laboratoire qui
fait le test (parfois 5, parfois 20, parfois 25...).
Cette plus
grande précision peut être utile si vous avez du mal à interpréter
votre test de grossesse urinaire (par exemple si le trait de couleur
est vraiment très pâle).
L'utilité vient aussi du fait qu'on peut suivre l'évolution du résultat sur plusieurs dosages successifs, ce qui donne une idée approximative de l'évolution de la grossesse.
Il faut bien comprendre que d'une part un dosage isolé ne veut strictement rien dire, et n'est pas fiable pour dater la grossesse, et que d'autre part l'évolution du résultat ne peut être interprétée qu'en fonction du contexte clinique et des données de l'échographie.
On lit partout que le taux de béta-HCG doit impérativement doubler toutes les 48 heures, c'est faux.
Votre
médecin vous aidera à y voir clair dans les méandres et les
imprécisions de la médecine, et vous permettra de ne pas paniquer
inutilement parce que votre taux est "seulement passé de 900 à 2000 en
une semaine".
Principales discussions à ce sujet :
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/3464.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/3275.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2846.html
6) Combien de temps pour tomber enceinte?
"J'ai arrêté la pilule il y a 5 mois déjà, et je ne suis toujours pas enceinte ! Suis-je stérile ?"
C'est fou ce que les femmes sont pressées
.
Avec
la pilule, on s'est fait à l'idée qu'on pouvait décider quand tomber
enceinte : c'est faux. On peut seulement décider quand ne pas tomber
enceinte.
La moyenne pour mettre un bébé en route est de 7 mois d'essais.
On commence seulement à faire des examens pour chercher un problème après un an et demi ou deux ans d'essais infructueux.
Et
la fable qui se termine par "patience et longueur du temps font plus
que force ni que rage" commence par "on a souvent besoin d'un plus
petit que soi"
.
7) Les situations particulières
- J’ai pris la pilule du lendemain
: son efficacité est bonne, mais pas totale. Vous pouvez là encore
faire un test de grossesse 15 jours après l’avoir prise pour être sure
qu’elle a été efficace.
Il est normal que vos règles fassent
n’importe quoi (en avance, en retard, plus longues, moins longues, trop
rapprochées...), la pilule du lendemain fiche un bazar pas possible
dans les cycles.
Principale discussion sur ce sujet : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/3059.html
-Je suis tombée enceinte après un oubli de pilule, et j'ai continué à la prendre: cette situation n’entraîne pas de risque pour le bébé. Arrêtez la pilule et consultez un médecin.
-Je ne comprends plus rien, la situation n’est pas claire, mes tests de grossesses se contredisent, mes règles ont disparu mais les tests sont négatifs, je suis enceinte mais j’ai des saignements bizarres..... : consultez un médecin.
8) Que faut-il retenir de tout ça ?
Au moindre doute, il faut :
- faire un test de grossesse, fiable dès le premier jour de retard des règles (s'il n'y a pas de contraception hormonale)
- éventuellement confirmer le résultat par un deuxième test urinaire 15 jours plus tard, ou par un test sanguin en laboratoire
- consultez un médecin si la situation n'est pas parfaitement claire.
Les tests de grossesse
Pour une femme sous contraception hormonale :
--> les tests sanguins sont à réaliser 2 semaines après le dernier rapport à risques
--> les tests urinaires sont à réaliser 3 semaines après le dernier rapport à risques
NB : En cas d'oubli de pilule les 5 jours avant l'oubli et les 7 jours après l'oubli sont considérés comme à risques.
Pour une femme sans contraception hormonale :
--> les tests sont fiables dès le premier jour de retard des règles, et pour confirmer ou infirmer le premier test on peut en refaire un 15 jours après
Définitions
1) Contraception
Sous le terme contraception on désigne l’ensemble des moyens employés pour
provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme, c’est à
dire les différentes méthodes qui ont pour but d’éviter une grossesse. De
manière générale, les méthodes contraceptives agissent :
- en bloquant l’ovulation : c’est le cas de la pilule, de l’anneau vaginal, du timbre contraceptif ;
- en empêchant la fécondation (rencontre entre spermatozoïdes et ovule) : c’est le cas des préservatifs, des spermicides, du diaphragme ; c’est également le cas de la stérilisation ;
- en empêchant l’implantation d’un œuf : c’est le cas du dispositif intra utérin ou stérilet.
Les méthodes de contraception, à une exception près la
méthode de stérilisation chirurgicale, sont réversibles et temporaires.
La contraception est très répandue en France : 60% des femmes utilisent la
pilule, 23% un stérilet et 16% une autre méthode.
2) Indice de Pearl
L’efficacité contraceptive est mesurée par l’Indice de Pearl, qui correspond au
nombre de grossesses pour 100 femmes après 12 mois d'utilisation (un indice de
1 veut donc dire qu’en moyenne, pour 100 femmes qui utilisent de façon adéquate
une méthode de contraception donnée pendant 12 mois, 1 devient quand même enceinte).
3) Contragestion
La contragestion désigne l'ensemble des méthodes de contrôle des naissances
agissant après le stade de la conception de l'embryon, c'est-à-dire après
formation de la cellule-œuf par fécondation d'un ovule par un spermatozoïde.
La contragestion se distingue donc de la contraception qui, elle, intervient
avant la conception. L'avortement est une méthode de contragestion, y compris
au moyen du RU 486. La pilule du lendemain combine une action contraceptive (qui peut
être inutile si la fécondation a déjà eu lieu lorsque la pilule est prise) et
une action contragestive. L'action contragestive, seule, a moins de chances
d'empêcher la grossesse.
Le stérilet classique, bien qu'étant employé préventivement, est une méthode de
contragestion puisqu'il n'empêche pas la conception mais la nidation.
Les méthodes de contraceptions dites irréversibles
Contraception chirurgicale
1) La ligature des trompes chez la femme
Elle est effectuée par voie coelioscopique
lors d'une césarienne et est réalisée avec du fil non résorbable
ou à l'aide de clips ou d'anneaux.
Elle rend les trompes imperméables et empêche la rencontre
entre ovocyte et spermatozoïdes
2) La méthode ESSURE chez la femme
Elle est effectuée
par voie naturelle par un médecin
Elle consiste en la pose
d'un implant dans les trompes de
Fallope (étapes 1 et 2) qui provoque leur obstruction par le
développement d'une fibrose (étape 3), empêchant la rencontre entre ovocyte et
spermatozoïdes
3) La vasectomie chez l'homme
Elle consiste en une ligature et une section des canaux
déférents, ainsi l'éjaculat ne contient plus de sperme et est donc infertile
Les méthodes de contraceptions valables plusieures années
Stérilets et implant sous-cutané
1) L'implant sous-cutané INDICE DE PEARL = 0,05
C'est un bâtonnet
souple de 4 cm de longueur et 2 mm de diamètre inséré dans le bras par un médecin ou une infirmière.
Il libère de manière continue et pendant trois ans un progestatif, l’étonogestrel, qui :
- Supprime le pic de LH inhibant l’ovulation (1)
- Entraîne un amincissement de l’endomètre, empêchant la nidation (2)
- Provoque un épaississement de la glaire cervicale, empêchant les spermatozoïdes de passer (3)
2) Les stérilets
Le stérilet est placé par un gynécologue dans l'utérus
Il en existe 2 types :
- Le dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet cuivre (INDICE DE PEARL = 0,6) qui provoque
- une réaction inflammatoire de l'endomètre, empêchant la nidation
- une réaction toxique due au cuivre mortelle pour les spermatozoïdes - Le système intra-utérin (SIU) ou stérilet hormonal (INDICE DE PEARL = 0,1) qui provoque
- un épaississement de la glaire cervicale, empêchant les spermatozoïdes de passer
- une modification de l'endomètre, empêchant la nidation
Les méthodes de contraceptions à renouveler périodiquement
Pilules contraceptives, anneau vaginal, patch, progestatif injectable par voie intramusculaire
1) Les pilules contraceptives (INDICE DE PEARL = 0,3)
Elles se prennent chaque jour à heure fixe (un délai de 1 à 12h est toléré selon le dosage de la pilule) par voie orale avec une pause plus ou moins longue chaque mois, pause durant laquelle peuvent apparaître des saignements de privation
Ces saignements de privations sont à tort confondus avec les règles, mais SOUS PILULE IL N'Y A PAS DE REGLES NATURELLES : CE SONT DES REGLES ARTIFICIELLES auxquelles il ne faut pas se fier pour repérer une éventuelle grossesse.
La pilule provoque
- un épaississement de la glaire cervicale, empêchant les spermatozoïdes de passer
- une modification de l'endomètre, empêchant la nidation
- et selon la pilule prise, il est possible d'observer un blocage de l'ovulation
2) Le patch contraceptif (INDICE DE PEARL = 0,3)
Il se colle sur le bas de l'abdomen ou sur les fesses. Il doit être changé le même jour de la semaine pendant 3 semaines : la quatrième semaine la femme ne doit pas mettre de timbre.
Il délivre à dose continue une
combinaison d’hormones : progestérone et oestrogène, durant une semaine
entraînant :
- une inhibition de l'ovulation due à la suppression du pic de LH
- une modification de l'endomètre, empêchant la nidation
- un épaississement de la glaire cervicale, emp^chant les spermatozoïdes de passer
3) L'anneau vaginal (INDICE DE PEARL = 0,3)
Il se place au fond du vagin pour 3 semaines.
Il délivre en continu des hormones oestroprogestatives qui entraînent :
- une inhibition de l'ovulation due à la suppression du pic de LH
- une modification de l'endomètre, empêchant la nidation
- un épaississement de la glaire cervicale, empêchant les spermatozoïdes de passer
4) Le progestatif injectable par voie intra-musculaire (INDICE DE PEARL = 0,3)
L'injection par voie intramusculaire est réalisée par un
médecin toutes les 8 à 12 semaines.
Il provoque :
- un épaississement de la glaire cervicale, empêchant les spermatozoïdes de passer
- une modification de l'endomètre, empêchant la nidation
- et selon la pilule prise, il est possible d'observer un blocage de l'ovulation
Les méthodes de contraceptions dites ponctuelles, à renouveler avant chaque rapport
Préservatifs, spermicides, diaphragme/cape cervicale
1) Préservatif féminin (INDICE DE PEARL = 5)
C'est une gaine en polyuréthane placée dans le vagin avant chaque rapport qui retient le sperme.
Il PROTEGE AUSSI DES IST/MST
2) Préservatif masculin (INDICE DE PEARL = 2)
C'est une gaine en latex mise en place sur le pénis en érection avant chaque rapport qui retient le sperme.
Il PROTEGE AUSSI DES IST/MST
3) Spermicides
Ils se placent dans le vagin avant chaque rapport.
Ce sont des barrières chimiques aux spermatozoïdes.
Toutefois pour obtenir un taux d'efficacité maximale il faut les utiliser EN ASSOCIATION AVEC UN PRESERVATIF OU UN DIAPHRAGME/CAPE CERVICALE
4) Diaphragme/cape cervicale (INDICE DE PEARL DE 6 A 9)
C'est un disque souple en latex bombé introduit dans le vagin
avant chaque rapport qui empêche les spermatozoïdes de passer.
Toutefois
pour obtenir un taux d'efficacité maximale il faut l'utiliser EN
ASSOCIATION AVEC DES SPERMICIDES
Les méthodes dites naturelles
Knaus-Ogino, coït interrompu, température, Billings...
CE NE SONT PAS DES METHODES SURES : LEUR TAUX D'EFFICACITE EST TRES FAIBLE.
CES METHODES FONCTIONNENT SUR LE PLAN THEORIQUE MAIS PAS SUR LE PLAN PRATIQUE CAR DES FACTEURS EXTERIEURS ENTRENT EN JEU : un cycle irrégulier, une petite fièvre... et PAF, la date d'ovulation calculée n'est pas la même que la date d'ovulation réelle, total un polichinelle dans le tiroir et livraison par cigogne-express 9 mois plus tard :/
Ces méthodes peuvent toutefois être utilisées SI ON VEUT UN ENFANT
- La
méthode du coït interrompu, qui consiste au retrait de l’homme avant
l’éjaculation.
Les méthodes de contragestion
Pilule du lendemain, DIU, pilule abortive, avortement chirurgical
1) Pilule du lendemain
La pilule du lendemain est
une méthode contraceptive exceptionnelle qui permet d’éviter une grossesse non
désirée après un rapport sexuel non ou mal protégé, c’est-à-dire en l’absence
d’une contraception ou en cas d’échec de la méthode utilisée. Elle agit en
s’opposant à l’implantation dans la muqueuse utérine d’un œuf récemment fécondé
mais ne peut en aucun cas annuler une grossesse déjà déclarée.
Son efficacité dépend du
temps écoulé entre le rapport et la prise des comprimés ; son efficacité est de 95 % et
diminue lors des 2 jours suivants : 85 % entre 24 et 48 h, 58 %
entre 48 et 72 h.
Il en existe 2 types :
- NorLevo
®, qui ne contient qu’un progestatif à prendre en 2 comprimés et est en vente
libre
- TetraGynon
®, qui est une combinaison d’oestrogène et de progestatif à prendre en quatre
comprimés. Elle n’est délivrée que sur prescription médicale
2) DIU (stérilet cuivre)
Il doit être placé au plus
tard 5 jours après la date présumée de l’ovulation pour être efficace à plus de
99%.
Il
provoque une inflammation de l’endomètre, empêchant la nidation :
l’embryon, ne pouvant se fixer, est expulsé.
3) Pilule abortive : RU 486 (mifépristone/myfégyne)
La mifépristone ayant une
structure 3D très voisine de la progestérone : elle va pénétrer dans la
cellule-cible et se fixer sur le récepteur de la progestérone. Elle va alors
provoquer :
- une
modification de l’endomètre qui va devenir impropre à la nidation
- un
blocage de la sécrétion d’hCG qui va entraîner une régression du corps jaune
qui ne sécrètera plus d’hormones
- une
production de prostaglandines qui va provoquer des
contractions utérines et favoriser l'élimination de la muqueuse et de l'embryon
Ce qui entraîne l’expulsion
de l’embryon.
Cette
méthode ne peut être utilisée que jusqu'à 7 semaines d’aménorrhée, au-delà il
faut avoir recours à l’avortement chirurgical
4) L'avortement chirurgical
L'intervention se fait au
moyen d'une canule introduite dans le col de l'utérus qui a été préalablement
dilaté.
Cette canule est reliée à un
système d'aspiration qui enlève l'œuf et la muqueuse utérine interne.
Cette
méthode ne peut être utilisée que jusqu’à 14semaines d’aménorrhée









